Antarctique. Une base russe a été dévastée et tout laisse penser qu’il ne s’agit pas d’un accident. D’autant plus les américains soupçonnent cette base d’être un centre militaire caché. Aussi, sous l’excellent prétexte d’aider les Russes, décident-ils d’envoyer un des leurs pour fouiner et trouver des éléments compromettants...
Carrie Steko croyait bien pouvoir profiter d’un congé bien mérité loin de la banquise, mais son gouvernement en décide autrement et la renvoie séance tenante sur le grand désert glacé. Elle y découvrira que les auteurs du coup de force, d’anciens speztnaz (soldats d’élite russes), n’ont pas dérobé de simples armements conventionnels mais des armes nucléaires.
Flanquée d’un agent du GRU (ex-KGB), elle se lance à la poursuite du commando sur le terrain qu’elle connaît le mieux.. mais aussi le plus dangereux.
Plongez-vous au coeur des services de renseignements britanniques en suivant la destinée mouvementée de Tara Chace, agent opérationnel de la Section des Opérations Spéciales, les ‘‘Vigies’’, dépêchées sur tous les continents pour lutter contre les ennemis des intérêts de Sa Gracieuse Majesté.
Avec Queen & Country, découvrez la série phare d’un des meilleurs scénaristes actuels.
Quand il est publié en 1966, le roman de Truman Capote, De Sang-froid - le récit d'une affaire criminelle que l'auteur a reconstituée en s'immergeant pendant des mois dans la bourgade de Holcomb et en interrogeant d'innombrables témoins, dont les coupables - devient immédiatement un best-seller et un monument de la littérature américaine. Capote in Kansas se penche sur le séjour de Truman Capote au Kansas, sur son monumental travail d'enquête et la façon dont il a été capable de construire son récit. Capote in Kansas s'ouvre en 1959, avec un Capote qui est déjà au centre de la vie littéraire new-yorkaise. Intrigué par le massacre de la famille Cuttler, il voit là une histoire à même de servir son projet d'écrire un roman d'un nouveau genre. Il abandonne alors son amant et part pour le Kansas avec une amie d'enfance, Nelle Harper Lee, laquelle travaille également sur un roman.
Capote est maniéré, il est souvent maladroit avec les gens d'une communauté déjà très remontée par le drame qui les touche. Bientôt, il se demande même s'il a le droit de raconter cette histoire. Mais une "muse" fantomatique l'aide à se rapprocher des habitants, au moment où il se lie avec l'un des tueurs emprisonnés, Perry Smith.
Avec Capote in Kansas, le lecteur s'attache aux faits, les faits à l'image de Truman Capote, et s'identifie totalement à un personnage fascinant et plein de contradictions, un des plus grands auteurs américains du XXe siècle.
Morgan, le frère également maudit d'Eddie, se retrouve à trimballer le cadavre de son frère dans toute la ville, afin de découvrir qui en veut à celui-ci et quelles sont les origines de leurs malédictions.
Suite des aventures surnaturelles d'Eddie, un privé évoluant en pleine période de la prohibition, époque dominée par des "familles" mafieuses de monstres, dont l'activité première est le trafic des âmes.
Il était une fois… Ce pourrait être à côté de chez vous, ou peut-être à l’autre bout du monde. C’est une banlieue comme tant d’autres, mais pourtant à nulle autre pareille. Bienvenue au pays du Roi des Mouches !
Le Roi des Mouches est un jeune homme sans histoires, un peu rebelle, un peu magouilleur, un peu obsédé, qui passe le temps dans un environnement où il n’y a pas grand-chose à faire. À ses côtés gravite une cour de sujets bigarrée : la belle Sal, à la sexualité provocante ; Marie, une jeune femme faussement ingénue et ensorcelante ; Ringo, l’as du bowling queutard ; Francis, le nouveau beau-père souffre-douleur ; ou encore Damien, le fantôme qui revient visiter ceux qu’il croisait au quotidien, et dont il hante les errances entre plaisirs artificiels et rêveries enfumées, entre sexe et alcool…
Le Temps des Cerises...
... donne son nom au quartier d’une grande ville provinciale. Son coeur bat sous la place éponyme, et sous le joli square que fréquentent tous les riverains. Chacun mène sa barque, ballottée par les aléas que la vie, tôt ou tard, nous réserve.
Mais ce jour-là, un drôle d’énergumène descend du bus : un voyageur pressé, un amoureux d’exotisme, collectionneur de cartes postales, M. Müller…
Résine de synthèse poursuit le travail entamé avec "Quelques pelures".
L'auteur n'étant plus célibataire, le propos s'est globalisé. Les histoires, qui peuvent paraître (à tort) hétérogènes, sont toujours aussi centrées sur la quotidienneté, avec quelques exceptions un peu plus délirantes.
CLUMSY est l’histoire aigre-douce d’une relation amoureuse à distance qui durera une année. Une année d’allers et retours entre le Michigan où vit Jeffrey, et la Floride où habite Thérésa. Une année de retrouvailles et de séparations dans les aéroports, de coups de téléphone, de moments d’intimité, de ballades, de jeux, d’apprentissages sexuels, de malaises indicibles, de fâcheries, de réconciliations…
Par petites touches, et avec une grande sincérité, Jeffrey Brown dépeint le quotidien de Jeff et Thérésa dans un style expressif et spontané où la justesse des attitudes amplifie l’effet émotionnel et active le souvenir de nos propres histoires d’amours.
Pour son premier livre autobiographique, Pierre Druilhe a tout naturellement laissé un temps Les Requins Marteaux pour se tourner vers Ego Comme X. Enfin, de là à devenir sérieux, il y a un grand canyon qu’il n’a pas osé franchir pour autant en se rendant aux États-Unis. Car quand un auteur de bande dessinée aussi loufoque que lui, issue de la patrie de Voltaire, se rend dans celle Stan Lee, on ne peut pas s’attendre non plus à ce qu’il fasse son Kerouac... ou alors, peut-être son Bukowski (au regard de la persévérance dont il fera preuve à parcourir en tout sens les rues de Philadephie pour y trouver «the good bar») ?! Mais ce voyage sera aussi pour l’auteur l’occasion de nous éclairer de ses très fulgurantes constatations : l’américain parle étranger en disant «coin, coin», les croisements sont toujours perpendiculaires, les pots de moutarde française sont exposés dans le même musée que les tableaux de Norman Rockwel («Ce pot de moutarde de Paris est pour les États-Unis ce qu’est la grotte de Lascaux pour notre beau pays.»), les kangourous sont en acier inoxydable, les serveuses sont amoureuses de lui et il n’y a que là que les super-héros pouvaient enfiler ces seyants costumes au goût si sûr... Pour le reste, Pierre Druilhe nous prouve là, un évident talent graphique : il dessine très bien les immeubles !
LE GOÛT DU PARADIS, le premier livre de Nine Antico, pourrait se lire comme une version moderne des Mémoires d’une jeune fille rangée, transposées dans une banlieue du 93. Comment trouver sa place quand on est une gentille fille à papa, blanche de surcroît, tiraillée entre sa bonne éducation et une fascination voluptueuse pour les petits caïds de la cité ?
Il y a d’abord la petite fille qui se rêve en femme et « fait la drague contre l’arbre » de la cour d’école. Puis, vient l’adolescente qui s’ennuie ferme le dimanche en famille, préoccupée par les garçons, la boom de Soizic et les moyens pour gagner l’amitié de Nanou, la fille charismatique du lycée. C’est tout une époque, celle des années 90, qui jaillit de cette joyeuse effervescence de culture populaire et urbaine, où sont convoqués, pêle-mêle, le tiercé de Guy Lux, Hélène et les garçons, Barbie, les dimanches de Jacques Martin, Carlos et Rondo Véneziano...
Le goût du paradis fait partie de la Sélection officielle du Festival d'Angoulême 2009.
Énigmatique et minimaliste que ce titre, AEIOU, qui clôt la Trilogie des petites amies de Jeffrey Brown. Contraction de «Any Easy Intimity Of Us» (fragments de notre intimité) il évoque les voyelles d’un alphabet amoureux dont Jeff et Sophia font l’apprentissage.
Sur le même principe, de micro scènes extraites du quotidien, Jeffrey Brown construit une histoire en pointillés, alternant avec malice, humour, autodérision et désespoir, sélectionnant des moments clés ou des détails à priori dérisoires, mais qui additionnés les uns aux autres restituent, par une vibration magique, l’essence de la relation amoureuse.
Derrière ce titre énigmatique se cache le carnet intime d’une jeune femme qui a choisi de raconter en bande dessinée un court moment de sa vie, étalé sur quelques mois (entre le début de l’hiver et la fin de l’été). Guidée par le désir de tout raconter, elle ne fait pas mystère de ses doutes (y compris sur le projet même de ce livre), de ses difficultés, de ses addictions (physiques ou affectives) et de sa vie sexuelle fragmentée. Description honnête, lucide et sans tabou de l’expérience amoureuse et sensuelle comme des moments les plus sombres de son histoire, le récit ne fait l’impasse ni sur la chronique intime de son existence ni sur les épisodes presque insignifiants de son quotidien, si éloigné de la vision idéalisée et fantasmée que l’on projette enfant. Aucun des protagonistes n’échappent à son regard pénétrant et sans complaisance. L’adolescence n’est pas encore si éloignée, et c’est encore au début de l’âge adulte que l’étudiante entame son entreprise autobiographique. Évitant un nombrilisme maussade, cette jeune auteure fait preuve d’une étonnante maturité et se révèle terriblement attachante, contrebalançant les moments de doutes et d’introspection par de plus légères anecdotes. L’auteure se raconte d’une manière toujours surprenante et même parfois drôle, malgré le sentiment de solitude et de malaise qui taraude ses pensées. C’est aussi, en creux, le rencontre d’une jeune femme et du dessin, la découverte de la bande dessinée comme manière de se raconter.
Son dessin, sans fioriture et sans esbroufe, aux allures de croquis, rehaussé par une élégante bichromie, se veut le vecteur le plus direct pour dresser le décor de ses aventures sentimentales et dépeindre les aléas de ses émotions. Ce livre dense et sans concession constitue une forme d’éducation sentimentale, une expérience intime de dévoilement, un remarquable travail sur soi pour extraire tout le sel de la rencontre de l’auteure avec l’autobiographie dessinée.
S’immergeant dans l’écriture de son carnet comme dans une thérapie personnelle, elle déroule petit à petit le fil de son existence de jeune adulte, essayant de se reconstruire une image, de se comprendre elle-même. Poussant l’expérience de la confession dans ses derniers retranchements, l’auteure nous livre ici sa vie et ses turpitudes sans détour.
Témoignage sensible et brutal, à fleur de peau, cette autobiographie repousse les limites de la sincérité vis-à-vis de soi et du lecteur.
American elf est un projet titanesque qui tient davantage de la performance artistique que du journal en bande dessinée. James Kochalka est certainement le premier auteur à mener une telle tentative : englober la totalité de ce qui fait un être humain et toucher à son essence même... L'entreprise a débuté en octobre 1998 et se poursuit aujourd'hui. L'auteur produit un stripde quatre cases par jour et le diffuse contre un abonnement modique sur Internet.
De la contrainte et de l'accumulation de ces fragments quotidiens, souvent hilarants,absurdes, poétiques, parfois anecdoctiques ou encore scatologiques... naît une oeuvre puissante, singulière et totalement unique. Kochalka nous révèle par cette vision fantasmagorique un univers où les animaux, les plantes, les objets parlent et où les humains sont des elfes ou des chiens. On s'émerveille à toutes les pages de tantde grâce désinvolte et de profondeur mêlées !
American Elf fait partie de la Sélection officielle du Festival d'Angoulême 2009.
Jimmy et le Bigfoot est l’histoire d’un adolescent, devenu une vedette bien malgré lui sur Youtube à cause d’une vidéo où on peut le voir danser...
Le pauvre Jimmy doit aussi jongler avec l’amitié, l’amour, vivre en région et un Bigfoot sur les Monts-Valins. Vaste programme.
Pascal Girard propose avec son deuxième livre à la Pastèque une oeuvre au ton juste avec des dialogues qui font mouche, servi par un dessin ultra précis.
Premier ouvrage de Jimmy Beaulieu, "Quelques pelures" est un tout petit recueil d'histoires courtes, discrètes et intimistes.
L'auteur nous confie ses pensées sur la recherche de l'âme soeur, le dessin, les autres, le travail de libraire, et il brosse au passage quelques portraits de femmes qui ne font pas grand-chose.
Au coeur de la violence conjugale...
Pour tout le monde, c’est un couple ordinaire. Lui est perçu comme le mari idéal, elle comme la femme réservée. Pourtant, une fois la porte de leur appartement fermée, les visages changent. Des bruits sourds, des bleus masqués, les regards du voisinage ou des amis niant la réalité par facilité… Les humiliations et les coups constituent le quotidien de cette jeune mère de famille. Jusqu’à quand ?
4,00€
Karlien de Villiers est née au Cap en 1975. Après l’obtention d’un diplôme en design graphique à l’Université de Stellenbosch, elle publie ses premières histoires courtes dans le magazine BitterComix édité par son ancien professeur Anton Kannemeyer, alias Joe Dog. Au cours d’un séminaire à Johannesburg, elle rencontre l’illustratrice suisse Anna Sommer qui la présente aux éditions Arrache Cœur. Meine Mutter war eine schöne Frau ( Ma mère était une très belle femme ), son premier roman graphique, est paru en 2006 chez cet éditeur. Karlien de Villiers vit aujourd’hui dans la région du Cap. Elle enseigne le dessin dans la section des Beaux Arts de l’Université de Stellenboch. Interview de Karlien de Villiers : http://www.caetla.fr/spip.php?article32
Depuis des années, Henne note sur un carnet les quelques rêves dont il parvient à se souvenir et qui lui semblent constituer matière à adaptation. Il en adapte ici une dizaine. Avec leur logique si particulière, ces récits contés par le sommeil évoquent le grotesque et la violence de l'intime. Le héros est tantôt dans la peau d'un éditeur pour qui la confection d'un livre devient un casse-tête chinois, tantôt dans celle d'un médecin qui ne sait pas pratiquer la médecine, ou encore dans celle d'un enfant de cinq ans... ces histoires connaissent toutes la même fin, le réveil, qui dénoue les contradictions et met un terme à l'angoisse générée. À chaque rêve, un style différent : acrylique, aquarelle, fusain, crayon, plume, vecteur (à la manière d'un mode d'emploi), noir et blanc, bichro, quadri... un traitement de l'image aussi variable que la fantaisie des rêves qui semblent, malgré leur incongruité, toujours évidents aux yeux de ses acteurs. Son univers trouble s'échafaude en contrastes et en nuances, et emmène son alter ego de papier, comme son lecteur, aux abords d'un monde désenchanté.
Ce recueil de courts récits semble marquer une rupture par rapport aux 7 précédents livres de l'auteur, essentiellement, parce que ces histoires s'orientent vers une démarche autobiographique, si biaisée soit-elle, alors que jusque là, Henne mettait en scène des fictions où des individus, presque désincarnés, étaient entraînés dans un système impitoyable. Cependant le livre prolonge cette veine narrative à l'œuvre dans tous ces ouvrages, où une situation insolite de départ est poussée jusque dans sa logique la plus absurde, à l'instar de la logique onirique.
Site de l'auteur : www.5c.be/henne.
Ferme 54 rassemble trois histoires partiellement autobiographiques, abordant des périodes marquantes de la vie d’une jeune femme élevée dans une zone rurale d’Israël, au cours des années 70 et 80. L’enfance, à travers un drame familial, puis l’adolescence au moment de la première guerre du Liban et finalement l’entrée dans l’âge adulte avec le service militaire dans les territoires occupés. Ces histoires décrivent magistralement la dimension souterraine dérangeante de l’adolescence, les traumatismes et les profonds bouleversements qui se dissimulent sous la superficielle tranquillité d’une jeunesse à la campagne. Bien que cette enfance israélienne se déroule dans l’ombre de la guerre et de l’occupation, elle reflète des sentiments, des passions et des expériences universelles.
Trois femmes sont unies par une passion dévorante pour le boys-band 110%. Membres du FUPA110 (Fans Un Peu Agées de 110%), Sasha, Cathy, et Gerty échappent ainsi à leur quotidien un peu morose : les maris taciturnes, les enfants geignards et les collègues de travail sadiques. Complètement monomaniaques, elles sont prêtes à tout pour obtenir des photos inédites ou des fringues usagées de leurs idoles…Et elles n’hésitent pas à se battre avec des préados pour obtenir les meilleures places aux concerts du groupe. Le ton est humoristique mais Tony Consiglio laisse rapidement poindre le côté assez pathétique de la vie de femmes un peu larguées. Il dresse le portait férocement drôle de cette Amérique obsédée par le culte des pseudo-célébrités… Un phénomène qui a malheureusement traversé l’Atlantique.