Martin Mesner est un écrivain bruxellois d’une quarantaine d’années. Le manque d’inspiration, les doutes, son quotidien lui pèsent...
Sur un marché aux puces, il rencontre Mohamed, un jeune vendeur hâbleur. Sur son étal, une affiche représentant une vue de la médina de Tétouan au Maroc. Ce tableau ranime des souvenirs en lui qui le décident à retourner à cet endroit qu’il a connu vingt ans plus tôt.
À Tétouan, Martin a pris ses quartiers au cœur de la médina. Son logeur lui impose la présence d’une femme de ménage, Hajja, avec qui il sympathise. Mais, peu à peu, les fantômes du passé reviennent le hanter. Car Martin est sur les traces d’un ami, disparu dans les geôles politiques d’Hassan II, roi du Maroc, qu’il a abandonné vingt ans plus tôt.
Rares sont les ouvrages qui abordent autant de thèmes avec autant de délicatesse : Affres de la création artistique, perte des illusions, recherche d’identité… Le tout dans le contexte très particulier du Maroc sous le règne d’Hassan II, une époque où il ne valait mieux pas être en contradiction avec le pouvoir, sous peine d’exil ou de prison.
Ils sont trois. Le savant Salpatrès et ses deux assistants, Cartache et Nicodème, enfermés dans une étroite capsule de métal qui dérive sur un fleuve glacé. Épuisés. Paradoxalement, c’est la découverte d’un cadavre gelé qui leur donne l’espoir de s’en sortir. Les voilà liés à jamais par le butin trouvé sur ce cadavre.
Mais qui sont-ils vraiment ? D’où viennent-ils ? Quel est ce monde étrange ? Repêchés par un bateau, nos hommes finissent par retrouver la terre ferme (ou plutôt, la neige ferme). Au cours d’une soirée mondaine, Salpatrès fait la connaissance de Léda, la sublime femme du gouverneur. Cette rencontre le bouleverse. Une relation troublante se noue entre eux.
C’est le moment que choisit Salpatrès pour repartir en expédition, malgré les injonctions de Léda¿: « Je ne suis pas une femme qu’on quitte, Salpatrès ».
Exceptionnellement fermé au public ce soir-là, le musée du Louvre accueille une réception mondaine, donnée en l’honneur d’un homme politique qui quitte ses fonctions.
Ressentant cela comme un enterrement, celui-ci quitte discrètement la soirée, et s’éloigne, une bouteille dans chaque main, dans les salles voisines. Dans l’aile Sully, au salon Carré, il trouve une jeune femme assise sur un banc, face à La Vierge en majesté de Duccio, les mains devant les yeux… Que fait-elle là ? Pourquoi se cache-t-elle le visage ?
Il s’ensuit alors une nuit fantasque, entre séduction et érudition, humour et émotion, réflexions politiques et poésie.
Charmé tout autant que charmeur, le vieil homme tente de séduire cette muse vive, facétieuse, apaisante et évanescente qui l’accompagne pour son dernier soir.
Léon possède une certaine fibre artistique...
...mais à la mort de sa mère, le jeune garçon se trouve seul avec son père, cafetier du village, qui ne comprend pas, lui, la passion que son fils nourrit pour le dessin.
Dans la forêt, Léon rencontre un drôle de bonhomme, peintre et ermite, qui lui apprend les bases de la technique et un peu l'histoire de l'art. Des moments intenses et exaltants ou Léon se sent enfin lui-même. Léon caresse le projet de pouvoir, un jour, en vivre...
Mais la guerre survient, bouleversant un destin encore balbutiant.
Fernand Tormes a dû fuir Paris…
La capitale recélait tellement de
jolies filles, soufflait tant d’idées révolutionnaires, et goûtait
tellement la frivolité, qu’il fréquenta à grand peine la fac de
médecine, mais souvent couru les nuits parisiennes. Malheureusement
pour lui, la femme qui le faisait rêver était mariée, et le mari,
jaloux. Dans la bagarre, le mari fit une mauvaise chute, alors Fernand prit peur et rejoignit ses copains communistes sur un quai de gare,
pour un train en partance vers l’Espagne en pleine guerre civile…
À peine arrivé sur les lignes républicaines, le jeune homme confronte
son romantisme à la réalité. Ayant un peu exagéré sa formation médicale
au moment de l’inscription dans les Brigades Internationales, le voici
affecté au service ambulancier avec Pauline, qui y est infirmière.
Mais
Fernand supporte mal de voir arriver les brancards de loin, en se
demandant à chaque fois lequel de ses copains s’y trouve allongé et
dans quel état.
Il demande alors sa mutation dans l’infanterie…
Dessinateur de publicité et professeur de dessin, Andreas est homosexuel. Pas une “grande folle” travestie mais un homosexuel discret, joyeux et romantique, dans le Berlin des années 30. Mais la peste brune envahit peu à peu les rues, la cité, les institutions. Des lois sont promulguées.
Andreas fait l’expérience de la violence, physique ou morale. On l’envoie en prison du fait de sa préférence sexuelle, puis dans un camp de concentration. Survivant aux mauvais traitements, la libération et l’après-guerre ne lui apporteront pas plus de repos.
Fait prisonnier de droit commun, un nouveau combat s’engage pour sa réhabilitation. Ce combat, qui semble perdu d’avance, se gagnera par la résignation et la trahison de son identité. Comme beaucoup d’autres homosexuels, il travestira son histoire, se dira « triangle rouge » ; se conformera à la société civile en se mariant avec une lesbienne et éduquera l’enfant qu’elle eut (de force) avec un sous-officiers nazis.
Malgré le refoulement nécessaire, en état de survie durant de si longues années, Andreas n’oubliera jamais qu’il fut l’un des leurs.
Devant les interrogations de son petits-fils, Andreas se livre enfin…
Couleurs : Christian Lerolle
Fernand Tormes est un jeune paysan provençal élevé seul par sa mère. De ses escapades marseillaises, Fernand a appris les codes de la rue, mais c’est aussi en gardant les chèvres qu’il a forgé sa personnalité. Grand lecteur, il s’est bâti une culture d’autodidacte, montre un caractère indépendant et solitaire.
Un peu rêveur, sérieusement velléitaire, il monte à Paris pour y poursuivre des études de médecine chèrement réclamées. Il y découvre les filles, les fêtes étudiantines, la France du Front populaire, la crise, la montée pressante du nazisme. Le voisin ibérique est mis à mal et toute une partie de la gauche française vit la guerre civile espagnole de façon très violente ou passionnelle.
Fernand se lasse de ses échecs amoureux ; et si, lui aussi, s’engageait dans les Brigades internationales…
Dans le quartier, on l'appelle "Arabico". Il est Français, d'origine algérienne, il a 13 ans.
Un jour, il perd son carnet de correspondance, et surtout, la carte d’identité qui se trouvait à l’intérieur. Inquiété par le sort qu’on réserve aux « sans papiers », Arabico prend peur. Il se tait, il se cache, s’enfuit… Puis il disparaît! Liberté, égalité, fraternité : un sujet fondateur et brûlant à découvrir en suivant le jeune garçon, depuis ses rêves jusqu’à ses rébellions.
Une histoire en trois tomes qui décrypte les trois grandes étapes de la vie du personnage : la sortie de l’enfance, la sortie de l’adolescence, puis
l’entrée dans l’âge adulte. Liberté - Égalité - Fraternité…
Ça ne va pas fort pour Oscar Lehmann. Il se sait atteint d’un cancer, aucun espoir de guérison. Alors pour ses derniers mois, ce père de famille tranquille, cet employé consciencieux, a décidé de se prendre en main. Oscar en a marre d’être raisonnable. Marre de marcher droit, quitte à envoyer paître les fâcheux qui gravitent autour de lui depuis des années. Quitte également à louer une chambre de bonne pour être tranquille, ou retrouver la professeur de français qu’il avait aimé en secret une vingtaine d’années auparavant… Plus de temps à perdre, c’est aussi l’heure de régler ses comptes avec sa famille et surtout avec son père, un peintre célèbre et égocentrique qui l’a étouffé toute sa vie…
Mourir sans avoir eu le temps de… Voilà une accélération du temps extrême et irréversible. Qui n’en a jamais éprouvé l’angoisse ? Et qui n’a jamais éprouvé cet affranchissement étrange et ambigu que suscite la perspective de ne plus avoir à rendre de compte ?
Kathy Wuthering a disparu !
De la plus célèbre des médiums parisiens que consultait le tout-Paris de ce XIXe siècle, ne reste aujourd’hui que deux globes oculaires sanguinolents. Auguste Dupin, fin limier et scientifique pointilleux va faire la lumière sur cette horrible affaire. N’en déplaise au rigoriste « enquêteur phénoménologue », pour y parvenir, Dupin aura besoin de son extravagante assistante, Flora Vernet.
Victor Point, jeune homme qui a servi les intérêts français en Chine à la fin des années 20, est surpris, mais très fier, quand Georges-Marie Haardt et André Citroën le contactent un beau jour pour lui confier la préparation que ce qui sera une des épopées humaines les plus fabuleuses du XXe siècle : la Croisière Jaune. S’appuyant sur sa connaissance de la Chine, ils lui demandent de préparer le passage du groupe « Chine », de gérer la traversée logistique de l’expédition via l’Europe centrale. Concrètement, il lui faut négocier avec les états officiels mais aussi les chefs de guerre pour obtenir des visas plus ou moins fiables, et aussi pour cacher et protéger vivres, matériel et carburant jalonnant un parcours total de 30 000 km.
Une occasion exceptionnelle que Victor saisit sans trop hésiter. Il est alors épris d’une actrice française, Alice Crocéa ; tous deux essaient de mener de front leurs carrières qui abordent un virage exaltant, et leur relation, plutôt passionnelle…
Un jour, les tensions diplomatiques entre la France et l’URSS sont telles, que leurs laissez-passer ne sont plus renouvelés. La Croisière Jaune n’a plus d’autre choix que de devoir franchir l’Himalaya. On envisage de faire démonter les voitures et de les faire porter par les hommes dans des conditions épouvantables.
Voici le récit de cette expédition par les yeux d’un homme aventureux et amoureux…
Couleurs : Christophe Bouchard
Malgré son âge, malgré sa virginité, Jennifer se retrouve pourtant enceinte…
Bien entendu, personne ne la croit quand elle crie son innocence ; bien entendu, l’Église comme le corps médical s’intéressent de très très près à son cas ! Les uns voudraient qu’elle garde ce bébé pour étudier un phénomène sans précédent, les autres préfèreraient qu’elle se taise pour éviter une déstabilisation des fidèles ou prévenir un sale coup médiatique.
Jennifer reste donc seule aux prises avec ses angoisses : qui est donc ce bébé ?! Pourquoi est-ce à elle que ça arrive ?! Mais elle hésite à le garder, pourtant émue par cette vie qui pousse dans sa chair. Seule sa mère a enfin consenti à l’aider. Mais elles vont devoir s’épauler, malgré les secrets de famille à grand peine camouflés, malgré son père qui vient de se faire assassiner, malgré la chasse qui leur est donnée…
Couleurs : Blocteur
La guerre de Troie comme vous ne l’avez jamais lue : voici le récit de la chute de la célèbre cité, à l’issue d’un siège éprouvant et de combats dantesques. C’est la guerre !
C'est aussi celui de la quête de l’immortalité du “plus rusé des Grecs” et roi d’Ithaque, Ulysse. Et durant l’assiègement qui va durer pas moins de dix longues années, les dieux, loin de tenir leur rang immuable comme on l’attend de divinités mythologiques, intervenant ça et là sur la destinée humaine, se comportent ici en véritable super-vilains… mais immortels. Ils se permettent… tout !
Pauvres humains…Ulysse devra faire preuve d’applomb et d’arrogance pour leur faire face !
Sur l’échelle du temps des Chroniques de l’antiquité galactique, la série se situe juste après le Fléau des Dieux.
Couleurs : Dina Kathelyn
Vorax est une mignonne créature, un être bigrement attachant, entre le koala et le lémurien. Un bébé craquant, adorable, stupide dans ses besoins primaires. Puis il grandit, vite, devient un enfant à la forme et l’esprit évolué. Intelligent, doté du sens de l’humour, et toujours câlin avec ça !
Aïe, son père, c’est Karnax. Et ça, c’est pas de veine ! Il va pousser ce petit ange à suivre sa voie, à devenir le plus fort, à supplanter les autres, à laisser aller sa rage de domination. Dans la pure tradition de la loi de la nature: seuls les plus forts survivent. Vorax développe, à son adolescence, une mâchoire à mi-chair, mi-métal qui lui permet un appétit de lion, un appétit de monstre.
Mais Vorax est toujours plein d’amour, se montre parfois même romantique, et sa libido est aussi dévorante que son appétit ! Il serait pourtant vain de lutter contre sa nature…
En Rhénanie en 1238, l'Eglise voit d'un fort mauvais oeil l'indépendance des femmes demeurées veuves ou célibataires, qui plus est leur implication en religion...
Erika tente d’assurer la pérennité du petit béguinage qu’elle forme avec ses quatre filles, en fournissant aux moines voisins des copies de la bible en vernaculaire joliement enluminées. Mais la protection des pères est fragile, elle ne peut les protéger de tout. En ces temps d’intolérance, une apparition mystique va soudain bouleverser la communauté : une jeune beauté inconnue, et faiseuse de miracles… une incarnation divine, sans doute…! La présence d’Urielle provoque de terribles tensions au sein du village… Qui est-elle vraiment ? Une mission inquisitrice est aussitôt dépêchée par l’Évêque de Strasbourg. Un polar hypnotique, en huis-clos. Un petit village perdu, dépouillé, théâtre de l’affrontement de la ténacité d’une mère, contre la toute puissance de l’Église…
Couleurs : Ngam
Louis Fisher a le malheur d’être né à l’Est de la France à l’entre deux Guerres. Si sa famille s’est sentie française, elle a dû souffrir aussi pour l’Allemagne, soumise aux lois de la guerre, en lui laissant un drôle de passé. Louis est étudiant, amoureux, frivole, en un mot, jeune, à mille lieux de la politique ! L’histoire va le rappeler bien vite à la réalité qui est la sienne, génération sacrifiée, régionalement mal placée… Enrôlé malgré lui par la Waffen SS, Louis Fisher va éprouver dans sa chair, comme tant d’autres Alsaciens ou Lorrains, la détérioration de son intégrité morale et le principe de « guerre totale ». Il essaye de survivre, malgré l’acharnement, la haine que lui voue son « ennemi d’enfance », Conrad Höfman. Ethniquement fils du Lebensraum (espace vital germanique), historiquement et culturellement enfant de la République Française, Louis / Ludwig doit faire face à des choix essentiels. La saga historique d’un destin malmené, celui d’un jeune homme qui tente de trouver un sens et surtout garder goût à la vie.
Tout le monde a un secret, certains ont des démons !
Karim vient d’être muté à la Crim’, au 36, le mythique Quai des Orfèvres ! Dès le premier jour, ce jeune policier rencontre Achab, un vieux flic à la jambe de bois, vaguement effrayant et carrément atypique, qu’on a d’ailleurs préféré reléguer aux archives. Karim doit faire équipe avec lui sur une affaire de meurtre d’un député marron. Leurs relations s’onnoncent difficiles: le souvenir d’un homme plane en effet entre les deux hommes. Fath, le propre père de Karim et ami d’enfance d’Achab, mort dans des circonstances mystérieuses. D’une enquête à l’autre, Karim va prendre le temps d’en savoir un peu plus sur Achab (a-t-il abandonné son père ?) mais aussi d’apprendre son métier auprès d’un flic… magistral.
Une série de feuilletons, très polar, très humains…
Corsaire puis espion ... Toutes les vies de Yann de Kermeur.
1742. Un espion parvient, au prix de sa vie, à transmettre au Roi de France une macabre missive dont l’importance déclenche une chasse à l’homme depart et d’autre de l’Atlantique, véritable course contre le temps et les éléments. Le valeureux corsaire Yann de Kermeur pourrait y jouer un rôle capital ... si jamais il parvient à déjouer les terribles périls que lui réservent ses ennemis. Quelles ruses devra déployer Yann pour remplir à bien sa mission ?
Les Chrétiens sont horriblement affaiblis, tout comme Robin qui a usé et abusé du peyotl pour avoir assez de visions et tenter de damer le pions aux Atlantes, frôlant la mort. A présent sorti du coma, il est encore très affaibli. C’est donc le Pape Innocent III lui-même qui est parti rencontrer le très puissant sultan Saladin, à Jérusalem, pour tenter de créer un accord pour le moins inattendu. Toutefois les Atlantes aussi se sont déplacés, pour Proposer au sultan un pur et simple partage de...l’Europe ! Saladin sera-t-il assez perspicace ? Quelle est l’alliance qui servira au mieux ses intérêts?
Alors que les négociations se font plus pressantes, Robin de Luxley constate avec frayeur que la reine des Atlantes, Cusi, fait tout son possible pour apaiser les tensions entre Incas et Chrétiens.
Peu à peu, les deux communautés cohabitent, allant même jusqu’à dénier le bien fondé de la rébellion chrétienne!
Couleurs : Jean-Jacques Chagnaud
Ceci est l’histoire de Robert Pershing Wadlow...
Il détient le record de l’homme le plus grand ayant existé dans l’histoire moderne.
A sa naissance en 1918 dans l’Illinois, Wadlow était un bébé de taille normale. A sa mort à l’age de 22 ans, il avait atteint la taille de 2,72 m pour un poids de 199 kg. Une plaie au talon occasionnée par la pose d’un appareil orthopédique mal supporté lui fut fatale. Il n’en avait pourtant jamais ressenti de douleur, ne s’était pas même aperçu de cette petite plaie… Il avait bien trop la tête dans les étoiles.