Un soir d'orage, Alex Hunter s'égare sur la côte anglaise. Alors qu'il conduit sur une route sinueuse, il est obligé de faire un écart afin d'éviter une apparition qui se dresse sur la route menant à Strangehaven. Il percute un arbre et se réveille dans un lit, chez le médecin de Strangehaven. Les habitants (dont une partie est pour le moins excentriques) le traitent très bien, notamment la jeune Janey Jones, et lui, de son côté, apprécie la ville. Le jour où il essaie de repartir, il se perd à nouveau et se retrouve une fois encore à Strangehaven, où il décide alors de s'installer un temps, en qualité de professeur.
Un délicieux vent de folie traverse cet album, où chaque rencontre avec un personnage fait apparaître une histoire singulière et amène le lecteur à se demander "Pourquoi Brian Dempsey est-il si loufoque ?", "Qu'est-ce que c'est que cette espèce de société secrète ?", "Qu'est-ce qui a poussé ce shaman à quitter sa forêt tropicale ? Et pourquoi est-il blanc ?" ou "Adam est-il réellement un extra-terrestre, ou juste un cinglé ?". Bref, Stangehaven se révèle une série hors norme où il fait bon se perdre.
Sur une base secrète du Nevada, l’armée travaille en cachette sur un projet secret pour sur la régénération des tissus. Quand le colonel Matthews débarque sans s’annoncer et veut arrêter le projet, il se heurte frontalement au docteur Phobic qui lâche alors sur lui des créatures plus mortes que vivantes, résultats de ses affreuses expériences. La situation maitrisée, Matthews affrète alors un camion pour porter en lieu sûr les produits toxiques utilisés par le docteur.
Au même moment, à quelques kilomètres de là, dans un restauroute minable, les frères Blacwood, braqueurs de banques de leur état, se font malencontreusement remarquer par la police locale. Après une prise d’otage et quelques coups de feu, commence une course poursuite effrénée, menée par le shérif, dont le fils s’est proprement fait éclater la cervelle par les Blackwood. Mais le shérif va devenir le dernier des soucis des frères quand ils tomberont nez à nez avec le camion chargé de produits toxiques.
Ecrit par Archie Goodwin et illustré par des figures telles que Frank Frazetta, Wally Wood, John Severin, Alex Toth, Al Williamson, Russ Heath, Reed Crandall ou Gene Colan, Blazing Combat était à l’origine publié par un éditeur indépendant, James Warren, en 1965 et 1966.
Les histoires d’Archie Goodwin insistaient sur la réalité humaine de la guerre, ses retombées sur chacun, plutôt que sur une exploitation des clichés traditionnels du genre. Elles font partie des meilleures histoires de BD de guerre jamais écrites.
Etat du Nevada, quelques jours avant Halloween.
Cristal Bay est désormais contaminé par les fûts de produits toxiques qui se sont répandus il y a quelques heures... Rapidement des mutations bouleversent la tranquillité des autochtones. Mutants et morts vivants s'abattent sur la région...
C'est dans ce chaos que les frères Blackwood, toujours en cavale, tentent d'échapper au shérif B. Justice qui les traque inlassablement.
En tant que membre de la Section Spéciale des Renseignements Britanniques, Tara Chace fait partie de la poignée d’agents répondant au nom de code «Vigies» —ceux qu’on appelle quand la politique devient particulièrement sale. C’est un monde à la morale douteuse avec de telles zones de gris qu’on pourrait en faire un arc-en-ciel. Vaut-il mieux, par exemple, assassiner un général de la mafia russe, plutôt que de le laisser vendre des armes et de la drogue dans des pays pauvres ? C’est l’avis des supérieurs de Tara qui l’envoient au Kosovo pour l’éliminer.
Malheureusement pour elle, le résultat oblige les mafieux russes à se poser à leur tour une question: quand quelqu’un élimine un de leurs officiers, peuvent-ils lui permettre de survivre ?
Nous sommes sept ans après l’enlèvement d’Hélène et la guerre d’Ilion doit encore durer trois ans. Alors qu’Hector épouse Andromaque et que la dernière tentative diplomatique d’Ulysse a échoué, la guerre arrive enfin sur les plaines de Troie, après des années de préparatifs et de diversions. La malheureuse Cassandre s’exprime une fois encore en vain devant les Troyens et retourne dans sa geôle. La grande bataille annoncée commence enfin...
Et alors qu’Achille tue Cycnos au cours d’un combat singulier d’une grande sauvagerie, la tension entre le populaire Palamède et les chefs achéens monte encore d’un ton, en anticipation de la trahison à venir...
Où l’on retrouve, dans l’ordre des apparitions: le shérif Justice plus déterminé que jamais à serrer les frères Blackwood, Speed aux urgences de l’hôpital avec des malades d’un genre particulier, le Général Matthews qui, informé de la disparition des produits spéciaux, décide d’aller voir sur place en compagnie d’une troupe de choc, et les frères Blackwood, lesquels prennent leurs quartiers dans le manoir aux abords du cimetière.
Anthologie de récits de guerre écrits par Harvey Kurtzman et illustrés par des artistes aussi prestigieux que Jack Davis, Wallace Wood, John Severin, Bill Elder ou Harvey Kurtzman lui-même, Frontline Combat a vu son premier numéro publié en juillet 1951, sous le label de l’éditeur indépendant américain Max Gaynes: EC Comics.
Quinze numéros seront publiés jusqu’au mois de janvier 1954. En plus d’histoires contemporaines sur la guerre de Corée et la Seconde Guerre mondiale, ce premier volume de Frontline Combat propose un certain nombre d’histoires se déroulant dans un contexte historique différent, comme la Guerre de Sécession, la Guerre d’indépendance américaine,la guerre de Crimée ou encore la Rome Antique. Un classique de la bande dessinée !
Au 26e siècle, la terre a été recouverte par un nouvel écosystème, les dinosaures ont fait leur retour et les grandes villes sont à moitié submergées par les eaux.
C’est l’ère xénozoïque, et les êtres humains qui ont survécu au grand cataclysme de 2020, sont dispersés dans différentes tribus ou cohabitent avec d’étranges créatures. Pour guider les lecteurs dans cet univers, le garagiste/shaman/aventurier, Jack Tenrec et l’ambassadrice et scientifique Hannah Dundee.
Eisner Award 1991 & 1993
2,50€
Dans le tango, l’homme fait ressentir à la femme l’intention qui déclenche la danse, celle-ci offre d’abord une résistance puis suit. Chacun est alors à l’écoute de l’autre dans un jeu de désir, d’attente et d’acceptation.
Pour Miguel de Mendoza, marin et danseur exceptionnel de tango, il n’existe plus ni intention ni désir avec son épouse Isabella Sendoval. Miguel a épousé la femme autant que la famille Sendoval. Un clan qui n’a pas compris la légèreté et les rêves nomades que Miguel voulait offrir à sa femme.
Quand il est publié en 1966, le roman de Truman Capote, De Sang-froid - le récit d'une affaire criminelle que l'auteur a reconstituée en s'immergeant pendant des mois dans la bourgade de Holcomb et en interrogeant d'innombrables témoins, dont les coupables - devient immédiatement un best-seller et un monument de la littérature américaine. Capote in Kansas se penche sur le séjour de Truman Capote au Kansas, sur son monumental travail d'enquête et la façon dont il a été capable de construire son récit. Capote in Kansas s'ouvre en 1959, avec un Capote qui est déjà au centre de la vie littéraire new-yorkaise. Intrigué par le massacre de la famille Cuttler, il voit là une histoire à même de servir son projet d'écrire un roman d'un nouveau genre. Il abandonne alors son amant et part pour le Kansas avec une amie d'enfance, Nelle Harper Lee, laquelle travaille également sur un roman.
Capote est maniéré, il est souvent maladroit avec les gens d'une communauté déjà très remontée par le drame qui les touche. Bientôt, il se demande même s'il a le droit de raconter cette histoire. Mais une "muse" fantomatique l'aide à se rapprocher des habitants, au moment où il se lie avec l'un des tueurs emprisonnés, Perry Smith.
Avec Capote in Kansas, le lecteur s'attache aux faits, les faits à l'image de Truman Capote, et s'identifie totalement à un personnage fascinant et plein de contradictions, un des plus grands auteurs américains du XXe siècle.
Trahan nous introduit dans son monde décalé avec une trentaine de saynètes qui se répondent plus qu'on ne croirait.
La liberté sans compromis que l'auteur s'offre en ces pages fait plaisir à voir. Son univers est marqué par l'humour absurde, la poésie et un je-ne-sais- quoi de franchement terrible.
Une BD qui raconte, de plusieurs façons, un deuil, celui d'un petit frère. Les saynètes s'enchaînent sur une période d'une vingtaine d'années entre bons et mauvais souvenirs, entre humour et traumatisme. Le ton est juste, l'émotion soutenue.
Pascal Girard (Dans un cruchon) confirme son talent de narrateur "en exprimant des sentiments complexes [...] à travers un trait simple et un découpage sans fioritures. Une efficacité redoutable" (Le Devoir/ Fabien Deglise).
Dans ce recueil d'histoires courtes, muettes et un peu cruelles, Tande s'amuse à pervertir les codes de son médium. Il entraîne les lecteurs dans des acrobaties formelles avec un plaisir évident.
Son univers morbide est paradoxalement représenté par un dessin des plus chaleureux.
Vorax est une mignonne créature, un être bigrement attachant, entre le koala et le lémurien. Un bébé craquant, adorable, stupide dans ses besoins primaires. Puis il grandit, vite, devient un enfant à la forme et l’esprit évolué. Intelligent, doté du sens de l’humour, et toujours câlin avec ça !
Aïe, son père, c’est Karnax. Et ça, c’est pas de veine ! Il va pousser ce petit ange à suivre sa voie, à devenir le plus fort, à supplanter les autres, à laisser aller sa rage de domination. Dans la pure tradition de la loi de la nature: seuls les plus forts survivent. Vorax développe, à son adolescence, une mâchoire à mi-chair, mi-métal qui lui permet un appétit de lion, un appétit de monstre.
Mais Vorax est toujours plein d’amour, se montre parfois même romantique, et sa libido est aussi dévorante que son appétit ! Il serait pourtant vain de lutter contre sa nature…
Cet ouvrage présente une série de discussions imaginées par l'auteur. Les tableaux mettent en scène des rencontres énigmatiques avec Miles Davis, le Che, Garcia Marquez, Batman, Neruda, Elvis, etc. PhlppGrrd nous parle avec lucidité de l'américanité, de ses exceptions, de sa fatalité.
Une vision singulière de nos voisins du Sud (vu du Canada) et de la bande dessinée par Phlppgrr, alias Philippe Girard.
En trois volumes ici réunis, une histoire complète, signée d'un Christophe Bec qui montre là un visage tout différent de Sanctuaire ou Carthago. L'aventure et le surnaturel cèdent le pas dans Carême à la fantaisie, la tendresse et la poésie. Entre Marcel Aymé et Boris Vian, Christophe Bec a troussé un récit touchant et palpitant à la fois.
Paris, sous l'Occupation. La vie y est terne, grise et douloureuse. Toutes ces restrictions, ces exactions, ces injustices... C'est dans un autre monde qu'il faudrait s'échapper pour retrouver le goût de la fantaisie, du rire et oublier quelques instants la sordide réalité quotidienne.
Pietrolino est ce magicien. Accompagné de Simio, son fidèle compagnon de route qui veille sur lui (c'est lui qui nous conte l'histoire), Pietrolino le saltimbanque enchante, le temps d'une parenthèse, les personnes accoudées aux tables des troquets, faisant vivre à l'aide de ses mains et de son corps uniquement des univers sans parole mais tellement expressifs... Ses outils de travail (ses mains et sonvisage) sont les miroirs de son imagination et de son âme.
Seulement l'idéaliste Pietrolino sera trahi par une femme de peu de vertu. Arrêté lors d'un numéro audacieux mimant l'oppression nazie, les SS lui cassent soigneusement les mains (objets du délit) et le déportent dans un camp de travail... Amoureux de la vie, de la fantaisie et des autres, Pietrolino met cependant tout son coeur pour égayer ce temps et garder espoir... Mais la trahison fait mal, plus mal encore que ses mains brisées et lorsque par hasard Colombella réapparaît au bras d'un officier allemand avec pour mission d'occuper quelques unes de ses heures, Pietrolino se mure dans le silence du désespoir... Il faudra la fin de l'Occupation, l'ingéniosité de Simio, la jeunesse d'Alma la saltimbanque qui admirait tant Pietrolino, pour que celui-ci reprenne goût à la vie... jusqu'à ce que le destin fasse une fois de plus tomber le grand rideau rouge sur ses projets...
Jules Verne, l’auteur bien connu des Voyages Extraordinaires sort son dernier roman mais les répercussions de l’ouvrage le jour ne se lèverait plus finissent par le dépasser… Plongé dans d’inextricables machinations, il part en exil pour une île lointaine, en voyage au centre de lui-même…
Mode d’emploi ? Alors c’est quoi ? C’est l’autobiographie apocryphe d’un écrivain de science-fiction à la recherche de son Mode d’emploi …
Une écriture raffinée. Un dessin magistral. Les histoires dans l'histoire se multiplient et bavent allégrement les unes sur les autres.
Minerve, déesse de la guerre et des arts, est désabusée. Rainer tente de percer le mystère d'un livre qu'il étudie depuis toujours : Pièges tendus à l'esprit.
Une BD improvisée, réalisée entièrement au crayon, avec une grande liberté narrative.