Baye Phal, jeune enfant né à Saint Louis du Sénégal, vit d’expédients. Il plonge dans les eaux du fleuve à la recherche des pièces que lui jettent les touristes de passage. Jusqu’au jour où une riche danseuse hollandaise de passage à St Louis, l’adopte pour en faire son boy sur scène et l’embarque avec elle en France. Quand elle repart à Rotterdam quelques mois plus tard, il reste seul à Marseille, car il est sans papiers. Dans la rue, l’enfant survit comme il peut et enchaîne les petits boulots. Il est repéré par un entraîneur de boxe, qui va le transformer en champion. Il devient Battling Siki. Sa carrière s’interrompt le temps de la première guerre mondiale (il est engagé volontaire) et en 1922, après de nombreux matchs minables, il devient champion du monde en battant Georges Carpentier. Après la gloire, ce sera la lente descente aux enfers. Accusé de tricherie, il finira assassiné en 1925…
Qui connaît Battling Siki ? Premier champion du monde de boxe français, d’origine sénégalaise, son nom a été effacé des encyclopédies sportives. Les années 1920 sont sous le signe des colonies, et le racisme ordinaire s’accorde mal avec la négritude du champion.
Plus qu’une destinée hors du commun, Aurélien Ducoudray, dont c’est le premier scénario, et Eddy Vaccaro brossent avec brio le tableau d’une époque.
Bilel est un jeune adolescent, qui se fait appeler Békame, comme son idole, le footballeur anglais. Il est arrivé clandestinement en France, pour tenter de retrouver son frère Ahmed, qui y réside depuis deux ans. Ils ont le projet de partir en Angleterre, tous les deux.
Pour le moment, entassés dans un hangar et dépouillés de leurs papiers, les clandestins sont à la merci des passeurs. Errant dans la ville, il fait la rencontre de Victor, un jeune punk débrouillard, qui lui apprend quelques combines et lui fait passer une nuit dans un squat où traînent de nombreux SDF.
Le lendemain, semant ses vignettes Panini au gré du hasard, comme pour envoyer un message à son frère, il est attiré par des gamins disputant un match de foot. Leur entraîneur, M. Assane, lui-même issu d’une famille immigrée, accepte de le prendre chez lui et de l’aider à retrouver son frère.
Bilel y parvient enfin, au détour d’une rue, mais la rencontre est brutale car Ahmed (alias « Patrick ») travaille avec les passeurs…
Des ateliers clandestins aux campements sauvages d’immigrés, en passant par le trafic d’humains, Bilel découvre les conditions impitoyables de ces gens qui ont quitté la misère de leur pays pour en trouver une nouvelle, dans une société déshumanisée et bien sombre
Louis Meunier est un ouvrier bien banal, tranquille, parfois un peu zélé. Dans la famille, depuis trois générations, ils coupent des têtes de poulet dans l'usine du coin. C'est là qu'il rencontre Suzanne, la secrétaire du DRH. Très vite, ils se plaisent et commencent à se fréquenter, toujours accompagnés quand même par Jean-Claude, le frère de Suzanne. Une espèce de gros lourdaud omniprésent, trempant dans des combines, le verbe haut et les mains baladeuses.
Peu de temps après le mariage de Louis et Suzanne naît Pauline, un bébé prématuré qui rencontre de grandes difficultés à se nourrir. A l'heure où l'on commence à parler de plus en plus de la délocalisation de l'usine, c'est également la crise dans le couple. Persuadée que Pauline la déteste et ne supportant plus l'odeur écœurante de poulet que dégage Louis, Suzanne tombe en dépression. Louis multiplie les heures supplémentaires pour payer les frais d'hôpital jusqu'à ce que Jean-Claude lui propose de changer, comme qui dirait, de secteur d'activité...
Bon évidemment, « les habitudes, c'est comme la classe sociale, c'est pas facile d'en changer ». Mais ce qu'on lui demande de faire, ne diffère pas tellement en fait de son boulot : au lieu de décapiter des poulets, c'est des hommes qu'il doit trucider...
Le crime, une petite entreprise qui ne connaît pas la crise à condition de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre...
Acte 1 : Simon met aux enchères un « massacre » (trophée de chasse) trouvé par son amie Louise dans des affaires léguées à son grand-père par un ami cambodgien.
La mise en vente de ce massacre déclenche les hostilités entre deux collectionneurs qui s’arrachent l’antiquité à des sommes astronomiques.
Le vainqueur, le collectionneur Limul Goma invite Simon à passer le voir. Il lui explique que le trophée est celui d’un kouprey, animal mythique cambodgien dont la race est aujourd’hui éteinte.
Acte 2 (antérieur) : Limul Goma fait la rencontre (suite à un tuyau d’un de ses « informateurs ») d’un très vieil homme ayant vécu au Cambodge et qui s’accuse d’être à l’origine des malheurs de ce pays, d’un massacre au sens le plus habituel et le plus sinistre du terme.
Il était venu s’installer en Indochine française, après la grande guerre, dégoûté par les tueries auxquelles il avait survécu. Très solitaire, il se mêle tout de même à quelques activités avec les autres colons, notamment des parties de chasse où il se refuse à tuer le moindre animal.
Un jour, pourtant, afin de sauver un enfant qu’il pense chargé par un kouprey, il tue l’animal mythique.
De là viendraient tous les malheurs à suivre…
Couleurs : Lucie Firoud
Pourtant doué à l’école, le jeune Jacques préfère devenir apprenti dans les imposants ateliers de construction navale, à Bordeaux. Mais si le besoin d’un salaire de plus se fait sentir à la maison, où la maman est souvent alitée, Jacques a aussi envie d’acquérir une certaine autonomie…
A l’usine, Jacques apprend son travail dans l’atelier des moteurs, au traçage, puis sur la coque du navire « L’Indochinois ». Mais il apprend aussi et surtout à se faire respecter. C’est qu’il y a les ouvriers bienveillants… et les autres ! Les apprentis (ou "arpettes", pour reprendre l’expression consacrée) sont souvent considérées comme corvéables à merci, voire comme des souffre-douleurs…
Nous sommes en 1936 et un vent d’espoir souffle sur le monde ouvrier avec la victoire du Front Populaire aux élections. Tout en s’affirmant à l’usine, Jacques n’en oublie pas de vivre son adolescence, dessinant, lisant, sortant au cinéma avec son complice de frère et faisant ses premières expériences de l’amitié et… des filles, bien sûr !
Un récit tout à la fois intime et historique…
Émile, grand chef, a choisi de prendre sa retraite pour s’adonner aux activités qui lui tiennent vraiment à cœur : culture potagère, parties de pêche entre amis et surtout recherches culinaires sans contraintes.
A travers la (non-)histoire de pêche d’un « esox lucius », un fabuleux brochet d’au moins 1 mètre et pesant 15kg, Conte de la rivière révèle différentes manières d’envisager la création et le rapport au monde, au travers de ses trois principaux protagonistes, en mêlant ambiances délicates et personnages délicieusement ciselés.
Avec beaucoup de simplicité, en mettant en scène un quotidien plein de non-dits, Sarah Masson dévoile son « idéal » d’auteure créatrice.
Un véritable précis de philosophie – d’une grande fluidité narrative – des plaisirs simples et du goût.
Un livre sur une mère est en général tendre, doux. Celui de Raphaël Terrier ne peut l’être :
“J’avais besoin d’exprimer les ravages que peut produire l’alcool dans un foyer. Et la complexité des sentiments que peut éprouver un enfant dans de telles circonstances. ”
Un sujet qui s’imposait à lui :
“Je tenais à ce que ma première BD traite de ce sujet, de cette histoire de famille compliquée.”
Raphaël a six demi-frères et une demi-sœur. Il adorait sa maman mais n’a pas supporté de la voir se détruire.
Raphaël raconte son parcours, de l’amour le plus pur à la coupure sans retour, depuis dix ans. Sans faux-semblants, sans effets larmoyants, sans apitoiements. Avec une franchise, une force brute – tant dans la narration que dans les dessins – qui frappent et captivent.
Une BD cathartique :
“A force d’enterrer les souvenirs douloureux, je commençais à ne plus me souvenir de mon enfance, à ne plus savoir pourquoi j’avais quitté ma mère et si c’était pour de bonnes raisons. Désormais je me rappelle ; faire cette BD m’a permis de mettre les choses au clair.”
Un coup de cœur et un choc.
Lorsque Camille rentre de ses vacances au Canada, tout se précipite : son amoureux québécois (resté sur place) exerce sur elle une sorte de chantage affectif et l’arrivée des examens n’est pas de nature à la rassurer… S’ensuit une montée de stress qui va bouleverser à jamais sa vie !
Epuisée, constamment au bord des larmes, Camille découvre le quotidien d’une bipolarité (maniaco-dépression) qui lui donne plusieurs fois envie d’en finir. Elle enchaîne les séjours en centres psychiatriques, au grand désespoir d’un entourage qui a parfois du mal à la comprendre...
Entre euphories passagères, expérimentations diverses et rechutes brutales, Camille tente de retrouver une vie de jeune femme « normale »…
Le journal d’une bipolaire est le récit autobiographique bouleversant d’une jeune femme en proie à une fluctuation anormale des troubles de l’humeur. Si le trouble bipolaire est une pathologie psychiatrique bien connue, rares sont les témoignages qui la présentent simplement, dans son apparition et ses conséquences sur le quotidien.
Un témoignage authentique, qui n’est pas sans rappeler Dans la secte, un livre déjà scénarisé par Patrice Guillon, alias Pierre Henri, qui met ici en forme le récit de sa propre fille.
Un récit porté par les dessins vifs et expressifs de Sébastien Samson, un débutant au dessin déjà mature…
Postface : Christian Gay
A l’initiative de la Mairie de Toulouse, afin d’accompagner « La Novela, le Festival des Savoirs partagés », 6 auteurs de bande dessinée ont été envoyés à la rencontre de 6 scientifiques.
Leur mission : ramener de cette entrevue une bande dessinée de fiction de 8 pages.
Ainsi Jacques Lerouge a ramené de son entrevue avec Louis Chavant (célèbre mycologue) une improbable et humoristique enquête du Commissaire Bonhomme.
Jules Stromboni a recueilli des matériaux sur le lieu des fouilles mené par Nicolas Teyssandier et les a utilisés dans une tentative – esthétiquement réussie – de retrouver le geste de nos ancêtres artistes.
Claire Pétry s’est imaginé la vie d’êtres microscopiques nichés dans les instruments de laboratoire d'Étienne Snoeck ! etc. 6 évasions, 6 visions pleines de sens…
Au 1er étage de L'Immeuble d'en face réside une mère célibataire et enceinte. Au second, un couple entre deux âges. Et au troisième un couple de jeunes amoureux, Claire et Louis. Un immeuble comme tant d'autres avec ses croisements dans l'escalier, sa solidarité et ses petites histoires, amoureuses ou douloureuses.
Des tranches de vie pleines de justesse et de fraîcheur.
Un malicieux "manga à la française", préfacé par Frédéric Boilet qui devrait séduire les amateurs aussi bien de shojo que de romans graphiques !
Le tome 1 de Mémoires de Viet Kieu proposait quatre témoignages de Vietnamiens, dont le père de l'auteur, ayant dû s'exiler à cause d'une succession de guerres de 1945 à 1975.
Le tome 2 nous plonge au sein de cette même diaspora aux Etats-Unis, dans le pays où elle est la plus représentée. Avec ce paradoxe omniprésent pour ces « Viet Kieu » de vivre au sein de la nation qui a « assiégé », ou « aidé » (c'est selon) leur pays natal.
Quel que soit ce ressenti, ces communautés immigrées ne sont pas intégrées au sens français du terme mais vivent en autarcie dans des quartiers appelés "Little Saigon".
A travers des voyages réalisés en 2009 et 2010, Clément Baloup donne à voir comment s'est effectué l'entretien de la mémoire et de la culture dans ces quartiers asiatiques au cœur des grandes villes américaines (Chinatown, Little Tokyo, Lao Area, etc.).
Dans son premier album, Un Automne à Hanoï (en 2004), Clément Baloup racontait quelques moments privilégiés d’un séjour au pays de ses ancêtres à l’occasion d’un stage en école d’art.
Avec Quitter Saigon, il donne cette fois la parole à ses proches (dont son propre père), vietnamiens condamnés à l’exil par les mouvements de l’Histoire, les occupations tour à tour japonaise, française et américaine et la victoire des troupes du Nord.
Des témoignages émouvants portés par des dessins et une palette de couleurs d’une extrême sensibilité. L’occasion de mieux appréhender les sources et raisons de l’exil de ces milliers de vietnamiens réfugiés en France dans les années 1970 et 1980.
Une réédition augmentée d’un 4ème récit sur les boat people et d’un rappel historique. Un ouvrage qui intègre la fort réputée collection Contre-cœur (Kaboul Disco, Dans la Secte...).
Un album poignant et d’une extrême sensibilité.
Prix du Jury oecuménique de la bande dessinée, Angoulême 2011
Prix Melouah-Moliterni, Aubenas 2011
A.D. retrace l’itinéraire de sept personnes ayant survécu à Katrina, le terrible ouragan qui a frappé la ville de La Nouvelle Orléans le 28 août 2005 et a laissé dans le sillage de ses vagues de 11m, de ses vents de 280km/h, pas moins de 1836 morts ainsi que des dizaines de milliers de sans abris.
Si Denise, Léo, Michelle, Abbas, Darnell, Kwane et le Docteur ont donc survécu au drame, ils ont connu des fortunes diverses, sur place ou à l’extérieur… Mais aucun d’eux n’est sorti indemne de la catastrophe.
Venu sur place en tant que volontaire de la Croix Rouge, le dessinateur Josh Neufeld a pris le soin de les écouter, a recueilli leur témoignage et en a tiré un roman graphique d’abord diffusé sur internet avant d’être publié en livre.
Il offre sur cet événement marquant un point de vue sans parti pris mais multiple et saisissant. Une lecture dont on ne sort pas indemne, nous non plus.
Apprenti puis ouvrier, Jacques a acquis son indépendance et profite des temps libres offerts par le Front Populaire à tous les ouvriers. Avec l’insouciance de ses vingt ans.
Mais de l’autre côté des Pyrénées, les Espagnols subissent le joug fasciste. Et fuient par milliers vers cette France qu’ils croient hospitalière.
Puis c’est la mobilisation et bientôt la guerre. Réformé, Jacques n’y prend pas part, de même que son frère Marceau, trop jeune. La débâcle de 40 amène à Bordeaux le gouvernement français immédiatement suivi des troupes allemandes.
Commence alors le temps de l’Occupation, du couvre-feu, des rationnements. Des dilemmes, des premiers engagements, des premiers amis disparus…
Un récit vivant, poignant, directement tiré de la vie du narrateur, le propre père de Bruno Loth.
Beth est à l'âge des découvertes.
En vacances en camping avec ses parents, l'adolescente est fascinée par une fille à peine plus âgée qu'elle mais bien plus libre. A son contact, Beth évolue, sent poindre des désirs de rébellion et une vague de frustration.
Le titre joliment ambigu Fille perdue désigne ainsi autant Beth que cette enfant disparue aux environs de la plage dont parlent les journaux.
Un dessin dépouillé et élégant, une narration ample, des regards qui en disent davantage que les mots.
Une des premières œuvres parues à La Boîte à Bulles, par un auteur anglais injustement méconnu mais dont les ouvrages ont marqué leurs lecteurs (Fille perdue, Birthday Riots et Les Noyés). Fille perdue est un récit de l'adolescence hypnotique et troublant, une œuvre fine et envoûtante...
Etui réunissant les deux volumes de Motherfucker.
Tome 1
Il s’appelle Vermont Washington. Si son patronyme est symbole de liberté pour l’Amérique, il ne l’est pas pour lui, jeune afro-africain.
Il habite à Los Angeles, dans le quartier de Watts, célèbre pour les émeutes survenues, en août 1965, à la suite du 100è anniversaire de l’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis.
Son quotidien, et celui de sa famille, n’est fait que d’injustices, de restrictions, de discriminations et d’humiliation. Ils sont victimes du racisme ordinaire, qui sévit encore en ces années soixante, où le Ku Klux Klan, vestige insupportable de l’esclavage, n’en finit pas de mourir. Une haine omniprésente perçue à travers le travail, l’éducation, les lieux publics… Même les forces de l’ordre soudoyées participent à cette discrimination générale.
C’est donc avec le Black Panther Party, mouvement révolutionnaire afro-américain dont il est membre, que Vermont Washington entend lutter, entouré de ses amis (Noirs), pour leurs droits à l’égalité.
Cependant, Pete, son meilleur ami Blanc, qui pourtant soutient le parti, le pousse à être raisonnable, craignant qu’il ne finisse en prison. Son père, chez qui il vit avec sa famille, ayant choisi de faire profil bas, se heurte violemment à lui, lui conseillant de se soumettre. Quant à sa femme impuissante, elle vit dans la peur qu’il ne se fasse tuer à tout moment.
De provocations racistes en humiliations permanentes, le destin de Vermont Washington est rythmé par le programme en dix points des Black Panthers : ils luttent pour la liberté, le plein emploi, pour que le peuple Noir ne soit plus volé par la capitalisme, pour des logements décents, l’éducation…
Tome 1
Le point 6 du programme des Black Panthers demande la fin du service militaire pour les Noirs.
C’est donc tout naturellement que le Party organise une manifestation contre la guerre du Vietnam, qui est violemment réprimée par la police. Réfugiés dans leur local, Vermont Washington et ses camarades s’apprêtent à subir l’attaque des forces de l’ordre.
« Une bande dessinée qui tranche sur la production actuelle, puisqu’il s’agit du quatrième volume du JOURNAL de l’auteur qui se traduit par un exercice au long cours, son éditeur lui ayant donné carte blanche tant sur le plan de la pagination que de l’« intrigue », autobiographique. C’est aussi un livre sans concession, où l’on appelle un chat un chat - l’auteur est homosexuel et ne s’en cache pas,où l’on n’use pas de cet infralangage fondé sur la pauvreté des mots et du style, souvent en vogue dans le neuvième art, voire dans certains pans de la littérature. Fabrice Neaud raconte ici ses racines inventées avec le Pays basque, la difficulté de rendre compte d’une rupture et de dessiner les visages et les corps d’après l’amour, la méfiance vis-à-vis des amitiés neuves, son refus du consensus tiède, le tout habillé de multiples questions sur l’identité, la sexualité, les sentiments,la création littéraire - cette torture. Cette BD en noir et blanc, dont l’habileté et la finesse des traits confinent au sublime (voir certains paysages, certains visages) font de ce JOURNAL (4) un livre résolument à part. »
Le Monde
« Cette bande dessinée en noir et blanc dont l’habileté et la finesse des traits confinent au sublime font de ce Journal un livre résolument à part. » - Le Monde
« … des pages en noir et blanc, aux traits fins et impeccables, sublimes, cocasses et tourmentés. » - Libération
« Le Journal que vient de publier ce jeune dessinateur de bande dessinée a la magique capacité de transformer le lecteur en une sorte de philosophe en lévitation… » - Beaux-Arts
« C’est une œuvre totale, capable d’aborder de front quelques uns de nos tabous modernes : consommation sexuelle, asservissement social, aliénation familiale. Fabrice Neaud mérite d’être lu comme un romancier majeur. Puisse cet article vous en convaincre. » - Technikart
« C’est dans le balancement, du gouffre à la beauté, du paradoxe à l’apaisement, que se trouve le cœur battant du Journal - cœur qui est aussi, peut-être, celui de notre époque. » - Bodoï
« Bouleversant. » - Les Inrockuptibles
2,49€
Deuxième opus d’adaptation des contes de Ryûnosuké Akutagawa en roman graphique. Ces deux nouvelles viennent à leurs tours explorer la complexité des rapports humains, l’aptitude à masquer les actes derrière les conventions, l’hypocrisie derrière les sous-entendus, ou l’envie derrière les non-dits.
Ici encore le jeu des apparences bat à nouveau son plein.
La chasteté d'Otomi
Otomi, une servante dévouée, revient chez sa maîtresse chercher Miké, le chat oublié lors du départ précipité pour cause de guerre.
Shinkô, le clochard, est dans la maison pour s’abriter de l’orage.
Le chat est-il prétexte, enjeu, ou paravent dans le jeu subtil, érotique et violent des protagonistes?
Le martyr
Lorenzo, le jeune orphelin adopté par l’église de la Santa Lucia, se laisse accuser par une jeune fille de l’avoir engrossée.
Quel secret cache-t-il pour accepter d’être humilié, exclu de l’église et vivre comme un paria sans
2,50€
Sur Egosfer, en l’an 227 après Ego-One, chaque humain vit en fonction d’un journal qui lui prédit chaque jour son emploi du temps, minute après minute. La ‘‘Grande Cause’’, une organisation rebelle lutte contre cette dictature déguisée, afin de rendre à l’homme son libre arbitre.
2,50€
Les aventures de Rahan se déroulent aux temps lointains de la préhistoire, dans les jungles et les vallées profondes où rodent les bêtes féroces et les dangers de toutes sortes. Aux pieds du Mont bleu, un volcan éteint, le jeune Rahan coule des jours paisibles auprès de son père adoptif, Crao le sage qui lui enseigne l’amour et le respect de « ceux qui marchent debout ». Mais un beau jour le volcan se réveille, crachant sa lave et massacrant tous les membres de la horde. Juste avant de mourir, Crao n’a que le temps de transmettre au jeune Rahan son précieux collier de griffes dont chacune symbolise une qualité (générosité, courage, ténacité, loyauté, sagesse) dont il devra faire preuve tout au long de son existence. Livré à lui-même, Rahan fait alors seul l’apprentissage de la vie, dans le respect des principes légués par son père, en mettant son intelligence au service de l'humanité. Dans cette quête, le coutelas d’ivoire qu’il a dérobé au chef du clan du lac lui est d’un précieux secours.
Les Âges sombres, la Grèce baigne en pleine mythologie. De cette époque, nous sont parvenues des légendes, toutes plus envoûtantes les unes que les autres. Voici l’une d’elles : la fabuleuse légende d’Atalante.
Abandonnée dès sa naissance par son père, puis condamnée à vivre sans amour par la déesse Héra, elle est recueillie par les êtres de la forêt. Nymphes, satyres et dryades lui apprennent le langage des animaux.
Devenue une belle aventurière, elle se joint aux Argonautes dans leur quête de la Toison d’Or, seule femme autorisée à suivre les plus grands héros grecs dans cette fabuleuse aventure. Le mythe de la plus rapide des chasseresses est en marche.
2,50€
Après avoir fui Egosfer, nos héros intègrent les rangs de la résistance et préparent le renversement d’Ego One. Mais pour quel avenir ?
La série Egovox imagine une nouvelle forme de dictature, s’appuyant sur les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle, les médias et… notre égocentrisme grandissant ! Bien sûr, pour l’instant, tout ceci n’est que pure fiction…
Le souffle épique de la grande aventure est de retour sur Troy !
Les aventures de Lanfeust dans sa quête du fabuleux ivoire du Magohamoth et par-delà les étoiles ont pris fin. L’heure est venue pour notre héros à la rousse tignasse et son fidèle compagnon de route, le Troll Hébus, de rentrer au bercail! Mais que leur réserve ce retour tant attendu sur Troy ? Que s’est-il passé en l’absence du détenteur du pouvoir absolu ? Que sont devenus ses amis ? Quels nouveaux mystères attendent le protecteur de Troy...? Tant de questions qui trouveront réponses dans ce premier tome des nouvelles aventures de Lanfeust ! Mais au fait, c’est quoi cette fameuse énigme ?!? Gottferdom ! Gageons que les retrouvailles seront aussi chaleureuses qu’inattendues...
L’énigme Or-Azur est une invitation à découvrir ou redécouvrir l’un des plus grands héros du 9e art et le monde mythique de Troy et qui s’adresse autant aux lecteurs de la première heure qu’aux jeunes aventuriers en herbes !
Couleurs : Frédéric Besson
Un homme, deux femmes : trois naufragés sur une planète pleine de dangers !
Officier sur le vaisseau « Brume de comète », Granite est une jeune femme vivante et légèrement indisciplinée. Ses écarts lui valent de finir la croisière en tant que serveuse ! Soudain malmené dans une tempête sans précédent, le vaisseau se disloque et dérive vers une planète inconnue. Rescapés de ce naufrage, Granite, la belle Calista et le jeune technicien Narvath vont devoir s’unir pour survivre. Le sort leur réservera bien des surprises…
Découvrez la nouvelle grande série de C. Arleston, un univers foisonnant où l’humour côtoie la grande aventure, et où explose toute l’énergie graphique de A. Floch !
0,99€
Mademoiselle Blok est une jeune femme comme les autres.
Sensible, délicate, 1m90 et musclée comme Schwarzenegger, cette super-héroïne à la française, à mi-chemin entre Wonder Woman et Tank Girl, se retrouve mêlée, dans cette série décalée, à une sombre histoire de conspiration qu'elle doit résoudre avec l'aide du fringant Agent Gondrin, jeune premier d'une agence gouvernementale.
Naufragés sur la planète Ythaq, la jeune officier Granite et le technicien Narvarth cherchent à sauver Callista, la sulfureuse passagère dont ils ont la responsabilité. Ils ignorent que celle-ci a
usurpé l’identité de la terrible margrave Ophyde et qu’elle semble désormais diriger la région.
Mais quel jeu joue Dhokas, le cruel mercenaire ? C’est au cœur des palais de la lagune de Kreac’h que Narvarth et Callista vont faire de surprenantes découvertes... Ythaq est un monde où résonnent les échos de nombreux mystères...
John Difool est un minable détective privé de classe R qui arpente la Cité Puits en quête d'affaires peu reluisantes. Ses seules motivations : une pincée de SPV, une goutte de Ouisky et quelques galipettes avec des homéoputes bien roulées. Son seul compagnon : une mouette urbaine appelé Deepo.
Dame Nimbéa 5 Quinq va venir bouleverser ce train-train glauque et entendu. A la recherche de l'extase suprême, elle demande à John Difool de l'accompagner dans l'Anneau Rouge, le quartier le plus mal famé de la Cité Puits. La seul obligation du détective est de la ramener chez elle avant minuit. Les coups de boutoir de Kill Tête de Chien vont engendrer un retard qui scellera la destinée de John Difool....
Commence ici une épopée intergalactique qui a pour toile de fond la survie de l'univers. Clonage présidentiel, Technique Techno, Meta-Baron et bien sûr le légendaire Incal, tous seront de la partie pour accompagner John Difool dans l'une des épopées SF les plus rocambolesque de ces dernières décennies ! Avec Messieurs Jodorowsky et Moebius aux commandes, dépaysement garanti !
Couleurs : Valérie Beltran
Ythaq, une curieuse planète médiévale où tentent de survivre les naufragés d'un crash spatial. La jeune lieutenant Granite et ses amis cherchent à rejoindre le groupe principal des survivants. Mais ils se heurtent à d'étranges personnages qui dissimulent les secrets d'Ythaq. Qui sont réellement Dhokas, Khengis et Hetzel, l'homme qui a un insecte géant greffé dans son dos ?
Après le succès phénoménal du premier tome, Christophe Arleston et Ciro Tota nous en dévoilent encore un peu plus sur la genèse du légendaire monde de Troy !
Page Blanche et son frère Zuynn, enlevés à leur planète forestière, ont été séparés de leurs parents lors du largage sur Troy. Page Blanche s’est rapidement adaptée à la vie rude de Troy. Son talent pour le tir à l’arc ne l’a pas empêché de découvrir qu’elle avait le pouvoir de faire croître rapidement les végétaux. Seul problème à ce don, il la vide totalement de son énergie et elle s’endort profondément dès l’exploit accompli.
Accompagnés de son jeune dragonneau Doï-Dee, et de son frère Zuynn révolté comme bon nombre d’adolescents, ils sont bien décidés à retrouver leurs parents par tous les moyens Aidés de Léandre de Lyammon, et d’Eckmül le bûcheron, ils partent à la recherche du chemin des plantes et plus particulièrement de l’arbre premier !
Une piste qui leur permettra peut-être de retrouver leurs parents, mais il faudra se battre contre des oiseaux affolés, des poissons géants, mais aussi des trolls. Parviendront-ils ainsi à reconstruire leur famille ?
Couleurs : Sébastien Lamirand
Les âges sombres. La Grèce mythologique est archaïque. La navigation aussi... S’éloigner des côtes est un défi lancé aux dieux et à la nature.
Jason et les Argonautes seront les premiers à avoir le courage de prendre le large et de voguer en haute mer. Ils iront de découvertes en aventures et débarqueront aux beaux jours sur l’étrange île de Lemnos. Atalante, qui a vaillamment gagné le droit d’être la seule femme de l’équipage, assistera et participera à leurs exploits. Tandis que Jason a pour but de s’emparer de la Toison d’Or en Colchide pour récupérer son trône sans mettre son pays à feu et à sang ; Atalante, elle, a d’autres ambitions... Mais n’est-ce pas le cas de chacun des Argonautes, ces héros aux quêtes personnelles ?
Le Brume de Comète est assiégé par Kengis et son armée. Et quand l’abominable Kengis a une idée en tête, il ne lésine pas sur les sacrifices… Son objectif premier est de s’emparer du vaisseau et il fera tout pour y arriver.
Alors que Granite, enfermée à l’isolement, tente de convaincre la Pacha de la culpabilité de Dokhas, Narvarth est nommé officier supérieur et tente de faire repartir le Brume de Comète et ainsi, sauver les passagers rescapés…
Le Monde de Troy vient d’être découvert : il appartient à la puissante compagnie transplanétaire du Consortium des Fleurs. Les colons y ont été déposés, par petits groupes… C’est le cas de Page-Blanche et de son jeune frère, Zuynn, arrachés de leur monde d’origine.
À peine arrivés, ils n’hésiteront pas à mettre leur vie en péril pour retrouver la trace de leurs parents… Mais quel sera leur plus redoutable ennemi ? Un dragon femelle, une horde de gardes fleuris ou un dénommé Van Laack ?
Pour répondre aux attentes des lecteurs, C. Arleston lève le voile sur la genèse de Troy et s’associe au talentueux C. Tota, afin de faire revivre les premiers exploits des aïeux de Lanfeust.
Après avoir délivré Callista et d’autres survivants du naufrage spatial, Granite et Narvarth tentent de retrouver l’épave du Brume de Comète, à bord d’un vaisseau étrangement trouvé sous une cité. Mais leur périple tourne au désastre : le vaisseau tombe en panne, Callista et le sage feng Tao disparaissent mystérieusement...
Granite et Narvarth, accompagnés de Krurgor, vont s’aventurer, quant à eux, dans un paysage étrange jusqu’à une fantastique bibliothèque sculptée à même la falaise, où après une lutte contre de malfaisantes créatures, une partie du mystère qui entoure Ythaq leur sera révélé. Un épisode où le voile se soulève légèrement... mais où de nouvelles questions apparaissent
2,50€
Les humanoïdes ont perdu une bataille contre les combattants de la Grande Cause, mais semblent avoir gagné la guerre... Sur Egosfer libéré, un compte-à-rebours s’est mis en branle annonçant la fin prochaine de la cité et de l’humanité, à moins que Wooker et ses amis ne se rendent au tyran androïde Astérion ! Seul le code source désactivant les I.A. permettrait de renverser la situation, mais les rebelles de la Grande Cause le retrouveront-ils à temps ? Ou devront-ils remettre leurs armes ?
C’est dans ce dernier opus que tous les fils de cette trilogie se dénouent... Une fin attendue par les fans de la série !
Le grand retour d'Atalante ! La Mythologie Fantasy dans tout sa splendeur !
Les Boréades, Calaïs et Zétes, sont enlevés par les Harpyes. Celles-ci emmènent les fils du vent dans leur forteresse du ciel. Pour les délivrer, Jason, chef des Argonautes, envoie Atalante capturer les Chevaux volants. Mais ces derniers sont farouches. Il va falloir ruser. Les chevaux ailés vivent sur Miramax, une île peuplée d’êtres extraordinaires. De rencontre en rencontre, Atalante va vous faire vivre une aventure palpitante.
Couleurs : Frédéric Besson
2,75€
Le passé de Katchoo a finalement rattrapé cette dernière, et Darcy Parker est prête àà tout pour récupérer son argent ! Non contente de poursuivre Katchoo, elle s’en prend aussi à son entourage, avec l’aide d’un “traître” auquel Katchoo accordait toute sa confiance.
Jusqu’où cette affaire ira-t-elle ?
Cet album fondamental révèle une partie du sombre passé de Katchoo et pose ainsi les bases de la série.
En chassant un jour d'orage dans la forêt de Tildwen, Moskip découvrit l'enfant qui allait devenir Laïth, son fils adoptif. Sa mère gisait au pied d'un grand arbre, la tête et le tronc calciné, morte en ayant donné la vie. A ses côté, un sac contenant des pierres pourpres et brillantes. L'épouse de Moskip n'ayant jamais pu avoir d'enfant, le chasseur décide de le ramener au village et d'en faire son fils.
Les années ont passé et Laïth est devenu un jeune garçon vigoureux et agile. Les liens entre Laïth et ses parents adoptifs n'ont jamais été aussi forts et il s'est parfaitement intégré au sein de la tribu. Seule ombre au tableau, les mystérieuses crises qui l'accablent lorsque les nuages s'assombrissent et que les éclairs déchirent les cieux. Est-ce en rapport avec le décès de sa mère naturelle ? Nul ne peut le dire, car Moskip a toujours affirmé qu'il avait trouvé Laïth abandonné en pleine forêt.
Un accident de chasse, pourtant, va obliger le chasseur à dévoiler la vérité. Le jeune Daeb est tué par un sanglier à l'affût. Tous commencent à pleurer l'enfant quand Laïth est pris d'une crise alors que le tonnerre gronde. Un éclair surgit de son corps en spasme et frappe Daeb, le ramenant à la vie. Ainsi débute cette quête admirablement menée par les talentueux Poli et Bichebois !
Couleurs : Tariq Bellaoui, Didier Poli, Tatto
Les mésaventures continuent pour nos vaillants naufragés, qui cherchent tant bien que mal à retrouver leur vaisseau !
Nos héros se retrouvent au coeur d’une jungle ou d’étranges singes leur causent bien des soucis… Même Calista mettra en péril le sort de ses compatriotes. Mais Granite et Navarth veillent…
Finalement, ne sont-ils pas tout simplement des pions ? Qui les manipule ? Qui joue ? À ce jeu, tout est possible, les règles ne sont pas fixées … Et les concurrents sont redoutables !
Couleurs : Claude Guth