Pascal Rabaté Les petits ruisseaux

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Les petits ruisseaux

Les petits ruisseaux

Alors, Pierrot, ça mord ?
Chaque jour, Edmond et Pierre, deux petits vieux, s’installent au bord de la rivière pour pêcher. Ils font de temps à autre des pauses pour casser la graine ou boire un coup de blanc. Et parfois, ça mord un peu.

Le temps s’écoule ainsi, au rythme des prises. Le soir, chacun rentre chez lui. Edmond retrouve son chat, et Pierre parle à la photo de sa femme décédée d’un cancer.

Un jour, Edmond apprend à son ami qu’il a rencontré quelqu’un, grâce aux annonces qu’il lit depuis quelques temps. Et là, il semble que ce soit la bonne personne. « C’est pas parce que l’on a passé l’âge de la gaudriole épicée qu’il faut faire maigre jusqu’au trou ! ».

Edmond lui montre aussi son violon d’Ingres, la peinture. Il s’y est mis après le divorce d’avec sa femme.
Il dessine des nus féminins, d’après les pages centrales de Playboy. Pour Pierre, c’est un choc. Impensable pour lui d’imaginer faire la même chose. Le souvenir de sa femme, l’âge… autant de freins à une vie aussi libérée.
Alors que Pierre rumine ces sombres pensées, Edmond, de retour chez lui, meurt, terrassé par une crise cardiaque. Pierre, bouleversé par ces événements et la mort de son ami, décide alors de reprendre sa vie en main…

Le mot de l'éditeur

Pour son retour aux Éditions Futuropolis, Rabaté signe un album d’une rare humanité. Un bonheur de vie. Rien de moins.

Y’a quoi devant quand tout est derrière ?
Léger et drôle quand il s’agit de croquer la vie de village, Rabaté sait se faire plus grave lorsqu’il s’interroge sur le sens que pourrait avoir l’existence alors que le dernier acte est sur le point de se jouer.

Son dessin, à l’image de son récit, est incisif, juste et sensible.

Mais qu'est-ce qui pousse le “jeune” Rabaté à s'attarder sur des personnages seniors (enfin des vieux quoi) ?
« En dehors de l’histoire d’amour, c’est la peinture d’une communauté villageoise avec ses rituels, ses petites choses, ses habitants, que ce soit le boucher, les cyclistes du dimanche en passant par le croque-mort, que je voulais réaliser.
Je m’intéresse plus à l’humain qu’au décor. Je suis un voyeur. Ce que j’essaie avec mes personnages c’est que l’on puisse imaginer leur vie avant et après. J’aimerais que l’on croie qu’ils existent vraiment.
Je suis fasciné par les vieux qui n'ont comme enjeu que d'occuper les journées, à leur rythme, un pied devant l'autre. Qui savent qu'ils ne sauveront pas le monde. Qui sont farcis d'habitudes, car c'est un moyen de tuer le temps. Qui font des mots croisés, du bricolage, du jardinage, tout ce que j'appelle la poésie du petit acte, du pas-grand-chose. En fait, tout ce qui m'ennuie de faire actuellement.
Et petite chose amusante à signaler, mon premier ouvrage, publié chez Futuro, c’était une histoire de… vieux ! »

Tu introduis pour la première fois, la couleur directement dans ton récit, pourquoi ?

Pour essayer ! Je ne l'avais pas encore fait, ou légèrement. Je ne vais pas raconter que je voulais me mettre en danger, prendre des risques, ça m'énerve quand j'entends des gens dire ça. C'est simplement que si on ne fait que ce qu'on a l'habitude de faire, on s'emmerde vite. Je déteste m’ennuyer... je m'ennuierai à la retraite !

Dessinateur :
Pascal Rabaté
Scénario :
Pascal Rabaté
Coloriste :
Pascal Rabaté
Éditeur :
Futuropolis
Collection :
non renseigné
Date de parution :
11 Mai 2006
ISBN-13 :
978-2754800167
Illustration :
Couleurs

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