Jim Rugg, Brian Maruca Street angel : La princesse de la pauvreté

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Street angel : La princesse de la pauvreté

Street angel : La princesse de la pauvreté

Bienvenue à Wilkesborough, un quartier définitivement placé du mauvais côté du chemin, et qui semble fort justement tenir son nom de John Wilkes Booth, l’assassin du Président américain Lincoln. Ses rues, ses trottoirs, ses ruelles et ses poubelles sont le domicile d’une improbable jeune héroïne, Street Angel.

Comme beaucoup de jeunes personnages de comics, de Clark Kent et Bruce Wayne à Annie la petite orpheline et Tintin, Jesse Sanchez est orpheline et a dû grandir vite. Elle réinvente sa vie, vit selon ses propres règles et se découvre des ressources intérieures inattendues et une aptitude à survivre. Ce n’est pas une coïncidence si l’artiste Jim Rugg rend ici hommage à la courageuse Annie de Harold Gray, une autre rousse au grand cœur qui défend les petites gens dans la grande ville.

L’origine secrète des étranges techniques de skateboard et des coups au combat de Street Angel est discrètement révélée ici dans sa page de profil ; elle est la seule descendante en vie d’une gracieuse « ninjina  » ou femme ninja et d’un « Seigneur du skate  ». C’est leur mort qui a poussé une personne si jeune et à l’apparence si vulnérable vers d’incroyables extrêmes. Le fait d’apprendre que « ses plus vieux souvenirs sont ceux de ses proches en train de mourir  » ajoute aussi une profondeur à sa bravade. Solitaire, Jesse n’a ni compagnon canin comme Sandy ou Snowy, ni d’adultes pour la rejoindre dans ses aventures comme Papa Warbucks ou le Capitaine Haddock. Son compagnon le plus fidèle et le plus fiable semble être son skate.

Préparez-vous également à aimer un télescopage intense et condensé, mais largement appréciable, d’hommages à la culture pop, de pastiches de genre qui englobent les pirates, la science-fiction, les arts martiaux, les films d’horreur, et l’odeur un peu moisie et la couleur un peu passée du papier journal des comics bon marché. Les co-créateurs Jim Rugg et Brian Maruca peuvent habilement passer en un instant du fantastique et du viscéral au banal en utilisant la litote, l’ironie et de parfaites répliques, comme « Où est ma chaussure ? ». C’est une remarque révélatrice, qui après des scènes de combat épiques nous ramène brusquement à la réalité, car elle laisse entendre que Jesse n’en possède qu’une seule paire.

Dessinateur :
Jim Rugg
Scénario :
Brian Maruca
Coloriste :
non renseigné
Éditeur :
Le Lézard Noir
Collection :
Le Petit Lezard
Date de parution :
30 oct. 2009
ISBN-13 :
978-2353480104
Illustration :
Noir et blanc

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